mardi 12 février 2013

Bière: Solstice d'Hiver

Vous êtes trop au frais cet hiver? Vous ne savez plus quoi faire pour vous réchauffer? Oubliez le caribou et pensez au Solstice d'Hiver, de la brasserie Dieu Du Ciel. Ce barley wine est brassé une seule fois par année et vieilli cinq à six mois pour atteindre sa maturité.

Ce n'est pas le plus recherché des vins d'orge: Le goût est plutôt bilatéral, avec le malt en entrée de bouche et le houblon en arrière goût.  Bien que les saveurs qu'elle développe sont bien caractéristique des vins d'orge, le Solstice d'Hiver n'est pas encore très bien développé. Elle bénéficierait peut-être d'un plus long vieillissement en bouteille? Le Dieu Du Ciel conserve deux barils qu'ils font vieillir six mois et un an de plus respectivement, qui seraient très intéressants de goûter...

Le Solstice d'hiver vient en bouteille de 341 ml et affiche un taux d'alcool de 10.2%. Malgré qu'il ne soit pas le meilleur des vins d'orge, son prix raisonnable est un bon argument de vente. Parfait pour rester au chaud en hiver!




lundi 4 février 2013

Bière: Le Déserteur

Brasseurs Illimités nous présentent Le Déserteur, une bière de type brown ale qui a été conçue pour honorer leur ancien collègue Sébastien Parenteau. La recette et l'étiquette de cette bière rousse ont été inspirées par ses travaux avant son départ de la brasserie, et le résultat est d'autrement plus réjouissant que la chanson de Boris Vian ou que le film qui portent le même nom. Elle est d'une belle couleur rousse, avec un collet très peu persistant, et dégage un nez de grain assez sucré. Au goût, Le Déserteur se présente avec un goût très malté et des touches de fumée intéressantes. La torréfaction du malt donne un fini qui rappelle les noix et le caramel. Le fruit n'est pas tombé très loin de l'arbre: cette bière ressemble un peu aux autres crus maltés de Brasseurs Illimités. Sans être une bière à la finesse infinie, elle reste une très belle découverte!

Elle vient en bouteille de 341 ml, avec un taux d'alcool de 5.5%.

On retrouve le texte suivant sur l'étiquette:
Afin de souligner le départ d’un agréable compagnon de travail, l’équipe de Brasseurs Illimités s’est mis au service de celui-ci afin de brasser une de ses propres recettes et pour donner forme à l’étiquette qu’il imaginait pour celle-ci. Cette bouteille peut aussi être interprétée comme une lettre de référence.






samedi 2 février 2013

Qu'est-ce que l'IBU?

L'IBU - ou International Bittering Unit - est une unité de mesure qui calcule l'amertume d'une bière. Derrière le calcul de l'IBU ne se cache pas quelques dégustateurs, le petit doigt en l'air, et qui comparent leurs notes sur une échelle de 0 à 100, mais bien un calcul scientifique qui est basé sur une analyse au spectrophotomètre. L'amertume d'une bière vient de la quantité de houblon qu'on y met, et certains types de bières sont caractérisées presque uniquement par leur IBU, ou par leur côté houblonné - on peut penser notamment aux India Pale Ale (IPA). 

L'IBU n'est pas une mesure parfaite. Le goût amer d'une bière est effacé lorsque celle-ci contient du malt, qui apporte un côté sucré à la recette. On peut prendre comme exemple les bières de style stout, qui auront parfois un IBU jusqu'à 50, mais qui n'auront un goût que très peu amer à cause de la recette typiquement forte en malts. L'amertume perçue pourra varier selon ce qu'on mange ou boit avant de boire une bière particulièrement amère, ou selon la méthode de brassage et l'état du houblon lors de son utilisation. L'IBU restera le même si un houblon moins frais, donc moins amer, est utilisé. 

Est-ce que l'IBU est une mesure entièrement fiable? Pas du tout. Il peut être intéressant de s'y fier quand on compare des bières à l'intérieur d'un même style parce qu'elles auront des recettes semblables.Si on compare la Guinness, qui tourne autour de 50 IBU, et, disons, la pale ale Corte-Real de la microbrasserie Le Naufrageur dont l'IBU est de 40, on se rendra rapidement compte que cette dernière est plus amère. 

Le petit guide de l'IBU typique: Un petit guide avec quelques styles pour lesquels on retrouve couramment cette mesure. 
Lager - 8-12 IBU
Bitter ale- 30-40 IBU
IPA - 60-80 IBU
IPA double ou impériale - 80-100 ibu
Vin d'orge (barleywine) - 70-100 ibu
Stout - 30-50 IBU

lundi 28 janvier 2013

Bière: Alésia

Pour ma première chronique et pour vous souhaiter la bienvenue au Bar du Gouffre, j'ai choisi de vous parler de la cervoise historique Alésia, de la microbrasserie du Lièvre qui a malheureusement été la proie des flammes le 18 janvier dernier. N'ayez crainte, mes chers piliers de bar, la brasserie sera reconstruite et nous ramènera ses confections houblonnées dès qu'elle en sera capable!

Passons maintenant aux choses sérieuses. La Alésia a été brassée selon des techniques datant de 2000 ans, redécouvertes par un méticuleux travail d'historien et d'artisan brasseur. Ils nous ont amené une bière au goût sec et ayant un goût prononcé d'agrumes et d'épices, sans aucune amertume, et à 5% d'alcool. Pas si mal pour une bière brassée sans houblon! Refermentée en bouteille, elle se boit bien froide et elle est excellente telle quelle, ou accompagnée de quelques sangliers rôtis. Elle est présentée dans ce qui est probablement la bouteille la plus jolie et la moins pratique de toutes les bières québécoises. Sortez le glaive pour couper la cire, elle est plutôt coriace. Somme toute, il s'agit d'une cervoise intéressante et qui amène des goûts auxquels on n'est pas nécessairement habitués. Un peu chère à plus de 10$ la bouteille de 750ml, mais la découverte en vaut amplement la peine!

Pour ceux que l'Histoire intéresse, Alésia fut le lieu de défaite d'un des plus grands chefs de guerre que la France aie jamais connue. Vercingétorix était un chef Gaulois qui a fédéré les peuples Celtes de la région de l'actuelle France pour faire face à l'envahisseur Romain et aux armées de Jules César. Il a été vaincu en -52 à la suite d'un siège de quatre mois ayant décimé une bonne partie de son armée et sa reddition a été rendue célèbre à cause de l'acte symbolique de déposer ses armes au pied du vainqueur.